Qui êtes-vous ?

Ma photo
Bienvenue sur ce blog. Passionné par les uniformes du XIX siècle et l'armée d'Afrique , on dit de moi que je fais le zouave......mais pas que ! Figurines fantastiques, Première et Seconde Guerre Mondial , croisade , époque napoléonienne etc ...Bref, j'essaye de varier les plaisir . Bonne lecture.

vendredi 27 août 2010

Les zouaves

Bonjour, ce soir je vais vous proposer de partager de la doc sur mon sujet de prédilection : Les zouaves

Première troupe indigène créée par la nécessité de ré -embarquer une grosse partie du corps expéditionnaire, les zouave sont tout d'abord mixtes (indigènes/occidentaux) puis de plus en plus ils s'occidentalisent.

Les premières tenus sont très simples, veste bleu foncé ouverte sur le devant, gilet bleu en dessous, pantalon orientale rouge garance, guêtres blanches portées avec une jambière en cuir fauve de fabrication locale.

Cette tenue changera très peu jusqu'en 1928 date de la mise circulation de la dernière tenue dite "à la turc" des zouaves (en 1928 c'est une tenue de sortie seulement!). L'évolution de 1830 au second empire, consiste au raccourcissement de la jambière, à l'apparition de galon et de ganse le long des pans de la veste et de ses coutures, de broderies le long des poches et des coutures du pantalon. Jusqu'en 1852, les deux angles inférieures de la veste sont carrés. Par la suite ils deviennent ronds (les deux modèle sont encore portés conjointement en Crimée!)

Les premiers équipements sont disparates, de fabrication locale, puis des buffleteries française (voir le dessin ci dessous) et enfin l'équipement définitif, un ceinturon a boucle en laiton (qui sera adopté par toute l'armée française en 1903) une giberne ventrale à la mode carliste, puis une giberne du modèle des chasseurs à pieds, et enfin du modèle général à la fin du second empire.

Le sac à dos est le modèle de la ligne mais toujours avec des bretelles noires. A partir de 1852, il est en veau marin dont les poils sont noires.

Les guêtrons seront de plus en plus court, pour disparaître définitivement dans la tenue de campagne au Mexique et dans toutes les tenues en 1871.





La coiffure est constituée de deux pièces, la chéchia (appelée phécy dans les premiers textes)Elle est en laine de couleur amarante au départ puis garance par la suite. Un pompon appelé "gland" est attaché à la mèche de la chéchia. Il est toujours de couleur bleu foncé pour les zouaves. Les sous officiers ont un galon à lézarde doré sur le gland. Le deuxième élément est le turban. C'est une pièce de drap enroulé autour de la chéchia. Elle est tout d'abord rouge ou verte selon les bataillons puis verte à partir de 1852 et enfin blanche vers 1867. Le turban est porté en toute tenue jusqu'en Crimée, par la suite il est peu à peu abandonné pour la chéchia seule. Il n'est plus porté qu'en grande tenue.




En hiver, les zouave portent tout d'abord une capote de drap brun puis rapidement ils adoptent une capeline dénommée "collet à capuchon" qui se ferme par quatre boutons devant. les devants sont passepoilés rouge jusqu'en 1879. Les deux rond rouges qui apparaissent devant la veste sont des fausses poches dénommées "tombeaux" de la couleur du régiment à partir de 1852 :
1°=rouge
2°=blanc
3°=jonquille (jaune)


Sur l'aquarelle originale ci dessous, le colonel de Lamoriciere est représenté dans la tenue de l'assaut sur la brèche de Constantine. Si au début beaucoup d'officiers ont commencé à porter des tenues "à l'orientale" digne du grand mamamouchi de Moliere, très rapidement ils adoptent une tunique à jupe (mode des guerres carliste également!!!) de couleur bleu, qui ira en fonçant pour devenir noire après la Crimé. La chéchia est portée par les officiers jusqu'à la fin des années 1850, l'apparition des casquette d'Afrique va la concurrencer pendant la période puis l'évincer à l'apparition des bonnets de police à visières entre 1843 et surtout 1852. La chéchia est conservée comme coiffure de repos des officiers durant tout le second empire. Elle donnera même lieux à une mode extravagante des officiers généraux, celle du phécy : un képi sans visière comme coiffure de repos!

A suivre : les turcos, les spahis et les chasseurs d'afrique!
bonne lecture



lundi 23 août 2010

L'infanterie de ligne en Afrique

Voici quelques représentations de l'infanterie de ligne et de l'infanterie légère en Afrique


La première nous montre un voltigeur de la ligne. Il est reconnaissable à ses épaulettes de couleur jonquille, et au fait qu'il porte un sabre et donc une deuxième bandoulière de buffle sur la poitrine. Au dessus du sac se trouve l'étui de veste (ou de capote quand celle ci est portée comme c'est le cas) dénommé "à mille raies". Il est en toile de coton rayé bleu, il ferme par deux cordons qui se serrent de chaque coté sur deux planchettes rondes de couleur bleu également.
La casquette est le modèle 1833, bandeau bleu, turban garance, des passepoiles bleu le long des coutures verticales, la calotte est en drap garance, froncé à plis, avec un bouton recouvert de drap bleu au centre. Visière en cuir noire, jugulaire idem. Les officiers portent la même.


Cette illustration représente l'infanterie légère, un chasseur (des compagnies du centre). La différence avec l'infanterie de ligne, c'est la couleur jonquille à la place du rouge garance sur le col, les parements de manche, les passepoiles du devant de la tunique. Les parements de manches sont en pointe fermant par deux boutons derrière (droits avec patte à boutons pour la ligne). De plus les boutons sont de couleur argentée, avec un cor de chasse dans une baguette à fleuron, avec le numéro du régiment dans le cor de chasse.
Bizarrement le soldat de droite devrait avoir des épaulettes jonquilles car il a le sabre et fait donc parti de la compagnie de voltigeurs.
Le second document est une aquarelle originale , qui représente un voltigeur du 64° de ligne, dans la tenue portée en campagne dans les années 1840-45. Dans ces années là, la cartouchière ventrale apparaît, héritage rapporté par les légionnaires d'Espagne. En effet, les troupes carlistes utilisaient ce type de cartouchières. Elles deviennent très vite populaires en Afrique. Fabriquées en cuirs, chaque régiment les personnalise en rajoutant du drap avec le chiffre du régiment sur la patellette . La capote devient la tenue de campagne, le pantalon est rentré dans les guêtres blanches, la casquette est recouverte d'un couvre casquette en toile cirée noire. La silhouette est presque celle du second empire!



Les tenues de la légion étrangère

Voici les différentes tenues de la legion étrangère en Afrique .
J'ai mis dans l'ordre chronologique les modifications intervenues au cour des 10/20 premières années de la conquête. Les deux premières représentations sont de Benigni, la troisième d'un artiste contemporain que je ne connais pas. Toutes proviennent de l'excellent yahoogroupe carlistwars


Ces hommes sont des légionnaires étrangers, leur tenue est la même que celle de l'infanterie de ligne à l'exception de la plaque de shako et des boutons.


La première représentation est celle du fusilier des compagnies du centre au règlement de 1828, tel qu'ils ont débarqué en 1830.



La seconde représente un clairon (d'une compagnie de fusiliers) avec la nouvelle casquette de 1833 qui remplace le shako en tenue de campagne , puis dans toutes les tenues à partir de 1835.

Lectures d'été et d'automne

Voici deux ouvrages trés interressants que j'ai lu cet été!
Le premier, porte sur le planificateur du débarquement d'Alger, Boutin.


Espion de Napoleon premier, avec une vie de James Bond (et une mort idem!) aventurier, séducteur de l'une des plus belle femme de son temps (Lady Stanhope ), Boutin a reçu l'ordre de se rendre à Alger en 1808, d'y recenser les defenses. Il a joint à son rapport ses déductions sur un débarquement, le lieu tout d'abord, à l'opposé de celui de Charles Quint, l'itinéraire à suivre, et l'ordre d'attaque des forts. Bref , Bourmont a suivi ligne à ligne le rapport de Boutin. et toute sa carriere est à l'avenant jusqu'à sa mort en Syrie. Un livre passionnant sur un personnage parfaitement ignoré de l'histoire de France.


Le second est un fac-similé d'une édition ancienne. Il porte sur la prise du port de Bône en 1832, par 34 soldats et officiers seulement!! un exploit racconté par l'un des acteurs.



Les deux ouvrages suivants seront les lectures d'automne, le premier sur l'histoire générale de la colonisation, découvert grace à une publicité dans Vae Victis!
Et le second, est un des rares témoignages sur la lègion étrangère en espagne durant la premiere guerre carliste ! C'est un original, en piêtre état, je vais donc vite le faire relier pour le lire en toute sécurité!


Bonnes lectures!

vendredi 6 août 2010

De retour de vacance , je m'aperçois que cela fait un sacré moment que je n'ai rien posté!!
Pour expliquer cela, outre ma fainéantise bien connue, peu de peinture pour moi (pas mal pour d'autres!!) . par contre pas mal de lectures, et pas mal de projets (en plus de ceux qui n'avancent pas donc!!).

Las de suivre de trop gros projets, j'ai envie de me consacrer à des projets moyens voir petits!
L'Algérie reste ma madeleine de Proust , mais je vais me lancer dans un projet de choix des armes pour great war avec siaba et julien (et tout ceux qui voudraient nous rejoindre!), et me relancer dans Warhammer V8 (et oui je suis faible et je me suis trouvé des joueurs à proximité!)). Pour ce dernier projet, j'ai déjà une armée hauts elfes que je me propose juste d'améliorer et d'agrandir (donc projet léger! ce que j'appelle le trou normand!).

La fin de l'année 2010 sera donc occupée avec de l'Algérie (la sortie des légionnaires français guerres carlistes par les frères perry!!), du premier empire (juste une division d'infanterie pour le moment) un peu de WhFB . Plus quelques commandes pour d'autres peintres.

2011, ce sera de l'empire (trois autres divisions d'infanterie et une de cavalerie : le reste du premier corps français à Waterloo) du WHFB et du great war. Ce à quoi il faudra rajouter les zouaves civil war des frêres perry, et forcement quelques nouveautés!!

voili voilou, beaucoup de projets et pas assez de temps pour les réaliser, normal me direz vous?

cordialement
paco