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Bienvenue sur ce blog. Passionné par les uniformes du XIX siècle et l'armée d'Afrique , on dit de moi que je fais le zouave......mais pas que ! Figurines fantastiques, Première et Seconde Guerre Mondial , croisade , époque napoléonienne etc ...Bref, j'essaye de varier les plaisir . Bonne lecture.

dimanche 31 octobre 2010

Retour de vacances bis

Dernier message sur mes vacances, une fois n'est pas coutume je ne parlerai pas d'uniformes mais d'histoire. Un ami m'a fait visiter le familistère de Guise.

Le familistère est une expérience de cogestion d'un lieux d'habitat unique et d'une entreprise unique ou presque au XIX siecle. Son auteur : Jean Baptite Godin. Inspiré des expériences de Fourrier, cet entrepreneur, propriétaire des fonderies du même nom va créer sous le second empire, un lieux d'habitat pour ses employés. Imaginée et réalisée avec tous les équipements les plus modernes de l'époque, au niveau hygiène (WC , douches, piscines , buanderies) au niveau éducation (école bibliothèque....) et vie courante (économat, gestion collective....) cet expérience est impressionnante.

Aujourd'hui c'est un musée, sur le familistère, son système de gestion collective du capitale de l'entreprise et de l'habitat, ainsi que des productions Godin, fourneaux, poeles, plaques émaillées... Magnifique collection!

Le bâtiment est impressionnant d'autant plus que Godin fait le choix d'un habitat collectif d'un seul bloc (à la différence d'autre expériences pré-socialistes qui choisissent l'habitat individuel). L'intérieure est une immense cour carrelées abritée par une verrière. Je me suis retrouvé dans le même type d'architecture que la prison de Fresnes, bâtie à la même époque!
L'expérience à perdurée bien après la mort de Godin.
Guise est à l'est de St Quentin en Picardie je vous conseil le détour!A quelques heures de Paris!


















Vacances en alsace!

Je reviens juste de vacance et pour une fois je me suis fais plaisir en achetant des produits typique de cette région!!
Ce sont en effet des soldats de papiers, fabrication traditionnelle de l'Alsace. Ils ont le grands mérite d'être d'époque second empire, ce qui est rarissime pour les soldats de plombs qui eux datent pour la plupart de 1890-1900!

Ils représentent un officier des grenadiers de la garde en tenue 1854, un dragon idem, un zouave et un chasseur en tenue 1860. Tous sont de marque Silbermann je pense, il y a aussi un fantassin que je pense être de marque Wentzel vu sa pause plus "mobile".


les vraies "godillots" 1873

Voici aujourd'hui, une paire authentique de chaussures militaires françaises modèle 1873. Celles- ci sont datées de 1897, fabriquées à Bourges et donc réceptionnées 8° corps d'armée. Tout d'abord, inutile de s'appesantir sur la rareté de telles chaussures! Il est impotant de refaire la chronologie de l'évolution depuis 1823.

le premier modèle réglementé après l'empire (le premier!)est le 1823. la coupe est la même que celui ci sauf qu'il n'y a pas de pied droit ou gauche.

En 1845 le nouveau modèle réglemente l'existence d'un droit et gauche, elles sont donc identiques à celui -ci.

Le modèle suivant, 1867 change le nombre d'oeillets qui passe de trois à deux (quel changement!!) et les clous de 50 à 30!


Enfin le modèle 1873 reprends exactement le modèle 1845. Voila pourquoi je vous les montre, car elles vont nous permettrent de les copier pour notre projet Crimée!!


pour info, c'est une pointure 43






Pour rappel, ces "godillots" sont encore réglementaires comme chaussure de repos pour le piou piou de 1914, les modèles 1914 de repos n'arrivant qu'en 1915 voir 16 dans les corps de troupes! Les photos montent pas mal de ces chaussures portées sans les guêtres blanche au repos à l'arrière!

jeudi 21 octobre 2010

Le fantassin français 1854-1859

Voici l'article phare pour la période , issu du magasine gazette des uniformes. Tout y est , y compris les magnifiques mannequins de l'emperi, et du musée de l'armée. L'article est signé de L. Delpérier. a ma connaissance, c'est la seule somme disponible (hors le règlement du JMO !!) sur le sujet. Les éditions du canonnier (Bertrand Malvaux etLouis Delpérier)ont pour projet de sortir un ouvrage sur les troupes à pied du second empire dans un avenir plutôt lointain (aprés celui sur les troupes d'Afriques et deux ouvrages plus proches sur le premier empire). Je l'attends avec impatience!!
De même, qui pourra sortir un ouvrage sur les dessins du général Vanson? Combien y en a t il seulement? c'est une documentation qui mérite d'être plus accessible au grand publique!!!On ne le répétera jamais assez, les sources primaires (les dessins de Vanson sont des croquis d'après nature!) sont rares et doivent être publiées à tout prix. C'est de cette façon qu'elles se transmettent dans le temps!
Bonne lecture

























mardi 19 octobre 2010

projets 2

Et oui, comme l'a dit un grand homme, les projets c'est bien quand sa commence, les finir c'est pour les autres!!

Voici donc un autre projet qui vient se superposer aux autres: Reconstituer le fantassin français des années 1845-60 essentiellement pendant les guerres de Crimée et d'Italie.
Depuis de longues années je suis intéressé par le second empire (en prolongement de la conquête de l'Algérie!). Hors, faute de trouver un groupe de reconstitution sur cette période, j'ai choisi de me diriger vers la guerre de sécession qui se déroule sur la même période, avec les même types d'équipements, et les même règlements (les règlements US sont copiés sur les français!) . Le sérieux du groupe et la bonne ambiance on fini de me convaincre!!
Depuis quelques temps plusieurs personnes dans ce groupe me parle de reconstituer en parallèle le fantassin français Crimée-Italie. La fréquentation du blog "warfare in the age of steam" m'a également beaucoup inspirée!! Le fait que des groupes anglais ou Russes fassent de même est motivant. La proximité des champs de bataille d'Italie du Nord laisse entrevoir la possibilité de trouver d'autres groupes et des ennemis à "combattre" .
Nous avons donc décidé de nous lancer Andfon et moi dans cette aventure (c'est lui le moteur depuis déjà bien longtemps!), bientôt rejoint par nos comparses habituels! Nous voici donc quatre, et tout est à faire! C'est peu être cela d'ailleur qui est le plus passionnant , nous avançons en terrain non défriché (en tout cas pas par des connaissances à nous?) .
Le choix de l'infanterie de ligne a été fait car c'est le plus interchangeable selon les conflits, et le moins onéreux. De plus j'aime cette idée développée par le groupe guerre de sécession de rendre hommage au soldat de base, qui n'appartient pas à une unité d'élite, le fantassin le plus simple, le plus représenté dans les armées aussi! Il y a trop de groupes qui choisissent des unités d'élite! Nous avons bien sur été tenté de faire du chasseur à pied, du zouave, du turco....Le dernier argument pour l'infanterie est aussi économique et technique, le fusil est le moins cher de la gamme, et facilement trouvable!(allez donc trouver un fusil 1848 à tige pour faire le zouave!!!! et si vous le trouvez, ce dont je doute, il faudra le payer, et après cela, vous n'oserez pas le sortir sur le terrain et vous aurez raison!!). suivant ces deux principe: le soldat de base et un coût modéré; nous avons également décidés de ne faire qu'un fusilier des compagnies du centre (les plus nombreux!). En effet, le fusilier par rapport à un grenadier ou un voltigeur a l'avantage de ne pas avoir de sabre 1831 avec son porte fourreau, ce qui fait une économie sensible!Rien ne dit , par contre, que dans l'avenir nous ne nous équipions pas pour pouvoir faire le voltigeur et le grenadier aussi en inter- changeant les épaulettes!
Voila, nous sommes au stade de regroupement de la documentation et la première commande de tissu et déjà partie! D'autres articles suivront pour vous tenir au courant de l'évolution de ce projet. Si d'aventure il y a des volontaires, je leur dirais ceci: engagez vous, rengagez vous; vous verrez du pays.......et contactez moi!


mercredi 13 octobre 2010

Les chasseurs d'afrique

Voici , quelques documents sur les chasseurs d' Afrique. Ils furent créés des 1830, à partir de cavaliers métropolitains. La première tenue, inspirée des combattants polonais de l'insurection contre les russes, était constituée d'une tunique à jupe très ample, et d'un czapska . Ils reçurent le même armement que les chasseurs de France (pistolet an XIX, sabre an XIX de cavalerie légère et lance pour certains )
Très rapidement, cette tenue pleine de fougue et de romantisme, fit place à des coiffures d'essais (planche trois) puis à la casquette d'Afrique. La tunique quand à elle ne fut plus portée que pour la grande tenue de cérémonie, la veste d'écurie étant préféré en campagne. De même les officiers portèrent rapidement des dolmans à brandebourgs flottant en parallèle de la tunique à jupe!

La caractéristique principale des chasseurs d'Afrique c'est d'avoir été rapidement équipés de fusils de dragons, leur rôle en Afrique étant similaire à celui de dragons métropolitains!! en effet dans les combats des premiers temps le mousqueton de cavalerie légère et plus encore la lance se trouvèrent plus génant qu'utile et parfaitement inadatés aux combats en Algérie! les chasseurs obtinrent le fusil de dragon et le sabre 1822 (ce dernier jusqu'à leur dissolution en 1962!!)


La première illustration montre la tenue des chasseurs à cheval de France au débarquement de 1830 puis leurs successeurs chasseurs d'Afrique dans la première tenue et avec la lance.


Cet officier porte la magnifique tenue "polonaise".

Ces deux chasseurs portent la tenue de campagne qui n'évoluera pas ou trés peu jusqu'en 1914. L'homme de gauche porte la casquette d'Afrique qui sera adoptée jusqu'en 1858 ou elle est remplacée par le taconnet qui n'est rien d'autre qu'une casquette rigide! La "casquette " de droite fait parti des modèles d'essais de 1833 avant l'adoption de celle de gauche (merci à celui qui leur a évité une telle horreur!!)

Voici la tenue des officiers,

En campagne avec couvre casquette , tunique sans épaulettes.

En tenue de campagne en dolman, avec une housse en cuir rouge sur la banderole de giberne.

Et enfin en grande tenue


Bonne lecture

mardi 12 octobre 2010

Chasseurs à pieds, le carabinier de 1845

Voici un trés bon article de la gazette des uniformes, sur le carabinier des chasseurs d'Orléans en 1845. Arme nouvelle et d'élite, parainée et entrainée par le Duc d'Orléans, fils ainé de Louis Philippe, les chasseurs vont personnifier l'évolution de la tactique et l'adaptation des uniformes à celle-ci pour les cinquante années suivantes!

Bonne lecture :










































dimanche 10 octobre 2010

Les turcos

Voici quelques représentations des tirailleurs aux tout débuts de la conquête. La première représente l'ancêtre des turcos, le kouloughlis. Ceux ci sont des métis que les turcs ont eut avec des femmes indigènes. Avant la conquête ils formaient une grande partie de l'infanterie dans les garnisons turques. Au départ de ces derniers ils se sont généralement ralliés aux français, souvent pour éviter une vengeance des arabes et kabyles. La tenue qu'il portent n'est donc pas uniforme mais on peut y voir les trais qui inspirerons la futur tenue "à la turc" qui ne sera définitivement arrêtée qu'en 1852 à la création du régiment! Leur armement est à silex, provenant des stocks les plus démodés de l'époque, des 1777 ou des an IX ! Seule la giberne est fournie par l'état, et bien souvent les kouloughlis lui préfère des fabrications indigènes plus légères.

Le premier bataillon est formé et dénommé : "bataillon de tirailleurs indigènes d' Alger et de Titterit" en 1831. parallèlement, une compagnie turc d' Oran est créée. De même Yusuf bey lève un bataillon à Bône.
En 1833, une compagnie turc de Mostaganem voit le jour, ainsi qu'un bataillon de Constantine en 1837
Le décret du 07 décembre 1841 créait trois bataillons de tirailleurs indigènes. Le premier regroupe l'ancienne unité d'Alger et Titterit,un bataillon est créé à Oran et un à Constantine les trois, amalgames toutes les compagnies ou bataillons existants.




Pour la tenue: a Constantine et à Mostaganem, les soldats portent la tenue bleu qui va rester plus tard. A Alger, le général Bugeaud fixe la tenue de même coupe que les autres bataillons mais de couleur verte (couleur du commandeur des croyant sensée favoriser les enrôlements).La tenue verte est celle représentée dans l'illustration suivante.

Voici une aquarelle du capitaine Maréchal qui montre la tenue de Mostaganem, avec le caban gris qui remplace la capote de l'infanterie. On note que l'équipement est encore de fabrication indigène. Par contre la veste est déjà bleu à passepoiles jonquille, et la ceinture rouge!
Enfin la tenue adoptée à la création du régiment, par décret du 14 février 1853 et qui ne changera plus jusqu'en 1945!
J'ai rajouté cette gouache d'un officier indigène, on ne le dira jamais assez, s'il est un corps de la société colonial qui offre un peu plus d'égalité aux indigènes , c'est bien l'armée ou des le début de la conquête des hommes seront officiers voir même officiers généraux (Yusuf).
Bonne lecture

vendredi 8 octobre 2010

sarrouel de zouave 1848

Il y a quelques années j'ai eut la chance d'acheter un sarrouel de zouaves daté de 1848. Voici quelques photos de l'objet. Il a trois boutons de taille, un seul de braguette. Tous sont recouverts de drap rouge. A l'origine il avait des soutaches bleus le long des coutures latérales de jambes. Celles-ci ont été enlevées. A cette époque une partie des sarrouels n'est pas encore doté de soutaches bleues, puisque la généralisation à tous les régiments date de 1852.

La doublure est très particulière mais typique des fabrications du second empire, elle est faite dans de la toile de chemise, en coton écrue, avec une rayure bleue. Elle est tamponnée 1-48, c'est à dire premier semestre 1848, et du matricule de l'homme. En dessous 3 et Z pour le régiment bien évidemment. De l'autre coté de la braguette encore le régiment rappelé 3 et Z. La coupe générale n'est pas très différente d'une fabrication troisième république, par contre l'ampleur du pantalon est moindre et correspond à une mode plus prés du corps de la premiere moitié du XIX siècle! Ne correspondant pas aux tailles modernes, il a été agrandi au niveau de la ceinture par un costumier! On voit bien la pièce rajoutée entre les passants du cordon de taille.











L'évolution du kepi français 1850 - 52

Voici un autre article de la revue "Tradition", sur le kepi français et son évolution de 1850 à 1854. Il y a entre autre deux superbes kepi 1852 troupes.

Bonne lecture